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Saviez-vous que l’air que vous respirez dans vos locaux peut être jusqu’à 8 fois plus pollué que l’air extérieur ? Alors que nous passons en moyenne 85 % de notre temps en espaces clos, la qualité de l’air intérieur (QAI) est devenue un pilier majeur de la santé et de la performance au travail.

Souvent négligée, une qualité de l’air intérieur dégradée impacte pourtant directement le bien-être, la concentration et la productivité des salariés.

Selon le World Green Building Council, une bonne qualité de l’air intérieur peut améliorer la productivité jusqu’à +34% et réduire l’absentéisme jusqu’à -23%.

Investir dans un air sain, c’est protéger vos équipes tout en renforçant l’efficacité collective.

Pourquoi la qualité de l’air intérieur est centrale en entreprise ?

L’air intérieur fait partie intégrante des conditions de travail. Il peut renforcer la qualité de vie au travail… ou au contraire la dégrader. Une QAI dégradée peut entraîner des gênes réversibles comme des maux de tête, de la fatigue, une baisse de la vigilance, des irritations des yeux ou des voies respiratoires, ainsi que des sensations d’inconfort ou de mauvaises odeurs.

À long terme, une exposition prolongée à un air pollué peut contribuer au développement d’allergies respiratoires, de maladies cardiovasculaires, ou encore à des risques cancérogènes liés à certains polluants comme le benzène.
Lorsque plusieurs salariés d’un même bâtiment se plaignent de symptômes similaires qui diminuent ou disparaissent à l’extérieur, on parle parfois de syndrome des bâtiments malsains.

Surveiller et améliorer la qualité de l’air intérieur s’inscrit donc dans une démarche globale de prévention des risques professionnels et de santé au travail.

Les principaux polluants de l’air intérieur au travail

La pollution de l’air intérieur peut provenir à la fois du bâtiment, des équipements, des produits utilisés et de l’occupation des locaux. Connaître les grandes familles de polluants permet d’agir plus efficacement.

Les composés organiques volatils (COV)

Les composés organiques volatils (COV) sont des polluants émis par une multitude de sources intérieures, notamment les matériaux de construction, de décoration, les peintures et le mobilier (notamment neuf ou en panneaux agglomérés ou particulièrement les panneaux de particules) et les produits produits d’entretien et parfums d’ambiance. Ces substances, dont la somme totale (COVT) sert d’indicateur d’une pollution persistante. Sur le plan de la santé, une exposition à ces polluants peut provoquer des irritations respiratoires, tandis que certains composés spécifiques, tels que le benzène et le formaldéhyde, sont formellement classés comme cancérogènes

Le dioxyde de carbone (CO₂)

Le dioxyde de carbone est un gaz principalement émis par la respiration humaine. Dans des locaux clos et mal ventilés, sa concentration augmente rapidement et entraîne fatigue, somnolence, baisse de la vigilance et diminution des capacités de concentration. Le dioxyde de carbone est un indicateur du niveau de ventilation des locaux.

Les particules fines

Les particules fines proviennent de la combustion (chauffage, trafic routier à proximité, fumées), des poussières accumulées et remises en suspension, ou de certaines activités professionnelles (stockage, manutention, ateliers). Elles sont associées à des maladies respiratoires, des pathologies cardiovasculaires et à une aggravation des symptômes chez les personnes vulnérables.

L’humidité et les moisissures

Une humidité excessive, liée à des infiltrations, un défaut d’aération ou une ventilation insuffisante, favorise le développement de moisissures et d’allergènes et dégrade la qualité de l’air intérieur. Les conséquences possibles sont des allergies, toux, gêne respiratoire, inconfort.

Qualité de l'air

Les signes d’une mauvaise qualité de l’air intérieur

Certains symptômes peuvent être révélateurs d’une qualité de l’air intérieur insuffisante dans les locaux professionnels.

Parmi les signaux les plus fréquents :

Ces signes, surtout s’ils sont collectifs, justifient une démarche d’investigation et d’évaluation de la qualité de l’air intérieur, en lien avec le service de santé au travail.

  • maux de tête fréquents (surtout en fin de journée),
  • irritations des yeux, du nez ou de la gorge, toux ou crises d’asthme plus fréquentes,
  • symptômes allergiques apparus ou aggravés sur le lieu de travail,
  • sensation d’air confiné ou d’odeurs persistantes,
  • fatigue inhabituelle qui s’améliore en quittant les locaux.

Ces signes, surtout s’ils sont collectifs, justifient une démarche d’investigation et d’évaluation de la qualité de l’air intérieur, en lien avec le service de santé au travail.

Le cadre réglementaire de la qualité de l’air intérieur

En France, la qualité de l’air intérieur fait l’objet d’un dispositif réglementaire spécifique pour certains établissements recevant du public, ainsi que de règles générales en matière de ventilation dans les lieux de travail.
Sont notamment concernés :

  • les établissements scolaires et structures de formation, les crèches et structures d’accueil de jeunes enfants : surveillance de polluants comme le formaldéhyde, le benzène et le dioxyde de carbone conformément à l’article R.221-30 du Code de l’environnement.
  • certains établissements de santé et laboratoires : respect des normes NF S 90-351 et ISO 14644-1
  • ainsi que de nombreux établissements recevant du public : contrôle des systèmes d’aération et du renouvellement de l’air selon le Code du travail R.4222-6.

5 bonnes pratiques pour améliorer la qualité de l’air intérieur au travail

De nombreuses actions sont simples à mettre en place et peu coûteuses, à condition d’être régulières et partagées.

Assurer un renouvellement d’air suffisant

Aérer les bureaux et salles de réunion au moins 10 minutes toutes les 2 heures lorsque c’est possible. Vérifier régulièrement le bon fonctionnement des systèmes de ventilation (bouches propres, filtres entretenus, débits adaptés) et viser un débit minimum de 25 m³/h à 36 m³/h par personne (10 L/s/personne), comme recommandé par la norme NF EN 16798.

Choisir des produits d’entretien éco-certifiés

Privilégier des produits à faibles émissions, sans solvant ni parfums, et labellisés Écolabel ou équivalent. Adapter les pratiques de nettoyage (respect des dilutions, horaires décalés, aération après usage) pour limiter l’exposition des occupants.

Privilégier des matériaux à faibles émissions

Lors de travaux ou d’achat de mobiliers, choisir des peintures, colles, sols et mobiliers étiquetés A+. Avant installation, il est essentiel de déballer et de nettoyer le mobilier neuf. Idéalement, stockez-le temporairement dans une pièce ventilée et non occupée pendant environ 4 semaines avant son utilisation afin de réduire les émissions dans l’air intérieur.

Installer des capteurs de CO₂

Installer des capteurs de dioxyde de carbone dans les espaces fréquentés comme les salles de réunion, les bureaux partagés ou les réfectoires, permettant de surveiller le confinement en temps réel et d’adapter la ventilation ou l’ouverture des fenêtres dès que les seuils sont atteints. Utiliser ces indicateurs pour sensibiliser les équipes à l’importance d’un renouvellement d’air régulier.

Impliquer les usagers

Encourager les occupants à signaler tout inconfort, manque d’air ou odeur inhabituelle. La mise en place de canaux simples (QR code, mail dédié) permet de centraliser ces remontées d’information. Intégrer la qualité de l’air intérieur dans vos échanges sur la santé au travail (CSE, réunions d’équipe) pour en faire un pilier de votre démarche Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT).

Santé environnementale

Comment Efficience vous accompagne sur la qualité de l’air intérieur ?

En cas de suspicion de QAI dégradée, Efficience Santé au Travail peut vous accompagner tout au long de votre démarche de prévention : du repérage et de l’évaluation des sources de pollution jusqu’à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’actions, en collaboration avec nos partenaires.

Pour engager cette démarche, contactez votre équipe médicale et pluridisciplinaire, qui pourra vous orienter vers le parcours le plus adapté à votre situation.

Un kit de prévention dédié à la qualité de l’air intérieur

Efficience Santé au Travail met à disposition un kit de prévention consacré à la qualité de l’air intérieur.

Ce kit permet de sensibiliser aux risques liés à une qualité d’air intérieur dégradée et les bons réflexes à adopter pour garantir un environnement de travail sain.